

Ciel, ma biquette !
(Quelque part aux environs de Rotorua, 02-01-2013)
Chez les Kiwis, il semble être tradition bien ancrée que de laisser vivre sa biquette à l’air, au vu et au su de tous, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente. Au début, forcément, toutes ces biquettes qui se baladent fièrement en tenue d’Eve à l’air frais des montagnes, ça surprend, ça interpelle et ça fait ricaner bêtement. De quoi entonner en canon et en gloussant un évidemment fort distingué « C’est le bon roi Dagobert, qui baguenaudait sa biquette à l’air » (on l’avoue bien volontiers, c’est plutôt désastreux) (osera t’on ajouter que ce petit refrain pas très malin nous aura fait rire comme des bossus deux semaines durant ?) (petit refrain pas malin rudement efficace quand il s’agit de de pouffer au tout petit matin à peine levé, quand le kiwi file retrouver ses pénates) (et que les sandflies, ces abominations montées sur ailes, reprennent du service) (plaignez-nous, les gens, plaignez-nous !).
Et puis on finit par s’y faire peu à peu, aux biquettes à l’air (les sandflies, en revanche, non). Même si on ne peut s’empêcher de secouer doucement la tête en murmurant « ils sont fous, ces Kiwis, ils sont fous ! ». Parce que tout de même, autant de biquettes qui se promènent ainsi à l’air et sans vergogne ni culotte à tous les coins de pré, ça aurait presque de quoi vous rendre un tantinet chèvre, à force !
Mais qu’elle est jolie cette biquette !
A l’air mais si jolie…